Mes albums coup de coeur – partie 2 de 2

Par Thomas Chenel
Crédit photo Mélanie Thériault


Kanye West – Graduation (Hip hop – 2007)
Très peu d’artistes sont aussi controversés que Kanye West : soit tu l’adore, soit tu le déteste. Je suis de ceux qui admirent sa carrière musicale, qui est particulièrement complète : chaque album est tout à fait unique (à l’exception des deux premiers, qui sont semblables), et toutes les émotions humaines sont abordées. Yeezus est abrasif et colérique, 808s and Heartbreak est minimaliste et mélancolique et My Beautiful Dark Twisted Fantasy est artistique et arrogant. Comme tu l’as surement déjà compris, il est très difficile de choisir un seul album de Kanye. Pourtant, mon choix s’arrête sur Graduation, qui brille par sa grandiosité et par son positivisme. Selon moi, l’une des meilleures façons de commencer une journée du bon pied est d’aller marcher en écoutant Graduation du début à la fin. Tu resplendiras de confiance en toi pour le reste de ta journée, c’est garanti.


Death – The Sound of Perseverance (Death metal technique – 1998)
J’ai été élevé avec le metal ; j’en écoute depuis que je suis tout petit, parce que c’est la musique que mon père et mon parrain, dont j’étais très proche, écoutaient. Pourtant, ils n’étaient pas friands de death metal, je n’ai donc pas été en contact avec ce genre de toute mon enfance. À l’adolescence, je suis tombé sur The Sound of Perseverance par hasard. Ça a été l’amour au premier coup d’ouïe, le coup de foudre. Le niveau de technicalité démontré par les musiciens allait au-delà de tout ce que j’avais précédemment entendu dans ma vie, le son était impeccable, les riffs étaient mémorables. En fait, la plupart des puristes disent que cet album, le dernier du groupe, n’est pas vraiment du death metal, qu’il n’est pas assez violent et trop progressif. C’est exactement ce que j’avais besoin pour m’ouvrir à ce style de musique, et je suis certain qu’il est assez accessible pour vous le faire découvrir aussi. Des paroles philosophiques traitant de la condition humaine aux solos de guitare émotifs et envoûtants, cet album pourrait être votre porte d’entrée vers un nouveau monde.


Pink Floyd – Animals (Rock progressif – 1977)
Il est inutile de rappeler le succès gigantesque de Pink Floyd : tout le monde a déjà entendu ce nom. Au Cégep, c’était mon groupe préféré, j’en écoutait chaque jour sans faute. J’ai donc eu le temps de visiter leur discographie de fond en comble et, parmi leurs 15 albums studio, Animals est indéniablement mon préféré. N’incluant que trois longues compositions et une courte ballade acoustique, l’album représente l’apogée du rock progressif avant sa perte drastique de popularité à la fin des années 70. Même s’il n’atteindra jamais le succès de The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here ou The Wall, il est selon moi l’album le plus abouti du groupe, mais aussi celui qui le représente le mieux dans son âge d’or. Si tu cherches une occasion de le découvrir, il s’écoute parfaitement pendant une longue journée de devoirs.


Iron Maiden – Seventh Son of a Seventh Son (Heavy metal – 1988)
À l’âge de 6 ans, mon groupe préféré était déterminé, une obsession profonde pour Iron Maiden était née. Mon obsession était comparable à celle que des milliers de jeunes filles ont vécu avec Justin Bieber ou One Direction; je n’écoutais littéralement que ça. Bien sûr, j’ai fini par diversifier ma palette musicale, mais la formation britannique demeure ma porte d’entrée vers la musique. Malgré une impressionnante discographie de 16 albums studio, chacun d’entre eux est unique et aucun d’eux n’est mauvais. Seventh Son of a Seventh Son est mon favori pour son atmosphère féérique, ses compositions légèrement plus complexes, ses solos de guitare endiablés et ses magnifiques mélodies.


Helloween – Keeper of the Seven Keys Part 1 (Power metal – 1987)
Si Iron Maiden était mon groupe préféré à 6 ans, Helloween l’était à 3 ans. Caractérisé par des mélodies joyeuses et accrocheuses, un tempo constamment élevé et des chansons aux structures épiques, le groupe allemand se démarque de ses contemporains. Keeper of the Seven Keys Part 1 aura toujours une place spéciale dans mon cœur puisque, du plus loin que je puisse me rappeler, c’est le premier album que j’ai écouté du début à la fin. À l’époque, j’étais plus attiré par la pochette aux allures fantastiques que par la musique en tant que telle, mais je suis convaincu que mon intérêt précoce pour cet album ait forgé une partie de mes goûts, et j’aime toujours le revisiter aujourd’hui. Néanmoins, je vous avertis : l’album a un peu mal vieilli, et peut sembler « quétaine » par moments. C’est pourtant ce qui fait son charme, et je ne ressens aucune honte à le ressortir une fois de temps en temps.

*Les photos ont été utilisées à des fins de représentation graphique

Article Connexe

Cinq albums pour prolonger ton été

Par Thomas Chenel
Crédit photo Mélanie Thériault


Kanye West – Graduation

...