Mes albums coup de coeur – partie 1 de 2

Par Thomas Chenel
Crédit photo Pierre Yves

Depuis que je suis en mesure de m’exprimer, la musique me passionne profondément. J’ai toujours senti que j’étais étroitement lié à celle-ci, comme si elle faisait partie de moi. Bien que mon périple dans le monde de la musique ait commencé avec le metal, j’ai très vite commencé à explorer ce que les autres genres avaient à m’offrir. Ainsi, après plus de 15 ans de recherche musicale, certains groupes, certains albums m’ont marqué à vie, ont presque forgé une partie de mon identité. Afin de vous présenter mes goûts musicaux, voici 10 albums dont je ne pourrais jamais me lasser, tous genres confondus, auxquels j’ai un profond attachement.


Tame Impala – Currents (Pop psychédélique – 2015)
Bien que la plupart des fans du groupe de rock psychédélique australien préfèrent généralement l’un des deux albums précédents, mon cœur est avec celui-ci, qui est beaucoup plus pop, comprenant même des touches disco et R&B. Le thème de l’album, celui du changement personnel par l’entremise d’une séparation amoureuse, est particulièrement bien représenté, et ce, autant au niveau musical que lyrique. La production est impeccable, les mélodies sont infectieuses et les paroles, bien que quelquefois simplistes, touchent directement le cœur de l’auditeur. De plus, l’album est très accessible, ce qui le rend adéquat pour presque toutes les situations.


Harmonium – Harmonium (Folk rock – 1974)
Ahh, Harmonium… La simple évocation de ce nom rappelle l’oncle un peu bohème qui sirote tranquillement sa Labatt 50 dans un nuage de fumée en travaillant sur sa Camaro SS 1969. Le groupe phare de l’histoire musicale québécoise n’a sorti que trois albums au cours de sa courte carrière, mais les trois auraient pu être inclus ici. J’ai choisi le premier album, souvent surnommé « l’album jaune », pour la simple raison qu’il a complètement révolutionné l’industrie québécoise et qu’il se savoure aisément à toute heure de la journée ou de la nuit, alors que les deux autres albums, beaucoup plus ambitieux et progressifs, sont légèrement plus difficiles à digérer. Si tu n’as jamais entendu la dernière pièce de l’album, « un musicien parmi tant d’autres », tu n’es probablement pas québécois.


Karkwa – Le volume du vent (Indie rock – 2008)
Très peu de groupes québécois ont réussi à me toucher aussi intensément que Karkwa, la défunte formation menée par nul autre que Louis-Jean Cormier. Bien que chaque album de Karkwa ait son propre son, sa propre identité, je considère Le Volume du vent comme étant le plus complet. Particulièrement émotif, l’album jouit d’une instrumentation très originale et d’un son mélancolique qui rappelle les tristes journées de pluie passées dans le tourment. Même si certaines influences du groupe, telles que Muse ou Radiohead, se font ressentir, il ne fait aucun doute que Karkwa est un groupe unique au monde, et que cet album reflète très bien cette originalité.


Genesis – Selling England by the Pound (Rock progressif – 1973)
L’histoire de Genesis se divise en deux parties distinctes : Genesis avec Peter Gabriel au chant et Genesis avec Phil Collins, le batteur du groupe, au chant. Puisque les deux époques sont complètement différentes, très peu de fans adorent le groupe dans l’intégralité de sa carrière. Pour ma part, j’ai le cœur qui penche pour la période Gabriel, au début des années 1970. Bien que chacun des albums publiés par le groupe dans la première moitié de la décennie soient excellents, Selling England by the Pound est le plus complet, le mieux ficelé. La thématique, qui traite de l’américanisation de l’Angleterre et de la perte de son folklore, est exprimée tout au long des huit chansons de l’album. Chaque musicien est au sommet de son art, des claviers de Tony Banks au jeu de batterie complexe de Phil Collins en passant par les guitares langoureuses de Steve Hackett.


Loud Lary Ajust – Gullywood (Hip hop – 2012)
En 2012, la scène hip-hop québécoise est secouée par un nouveau mouvement. Trois groupes (Alaclair Ensemble, Dead Obies et Loud Lary Ajust) arrivent sur la scène montréalaise avec une forte influence américaine et un dialecte unique au monde, le franglais. Les trois groupes sont pourtant complètement différents les uns des autres, tant par la forme que par le contenu. Loud Lary Ajust est mon préféré pour la production absolument impeccable et le contenu lyrique plus poussé, plus sérieux. Ce premier opus, publié gratuitement sur Internet, regorge de beats parfaits pour le party, d’arrogance, de drogue et de glorification de l’accomplissement matériel. En résumé, cet album est la bande sonore du party le plus décadent que tu es capable d’imaginer.

*Les photos ont été utilisées à des fins de représentation graphique

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Depuis que je suis en mesure

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