Est-ce que ça a valu la peine?…

Texte et photos par Hao Yin

Il est passé minuit. Je suis à l’hôtel Sheraton de l’Aéroport de Montréal. Autour de moi, des centaines d’étudiants festoient la fin des Jeux des Infirmières et des Infirmiers du Québec-JIIQ. À ce moment précis, je m’éclipse vers l’arrière de la salle pour prendre une photo panoramique. La lumière est parfaite. Je joue avec les réglages de ma caméra. Je suis satisfait. Je clique.

À ce moment précis, je ferme mes yeux et je souris.

Je souris, parce que je vois devant moi l’avenir de notre société québécoise. Je vois la beauté de la vie et la beauté de la jeunesse. Je suis inspiré par l’énergie, l’amitié et la coopération autour de moi. C’est le sentiment que je ressens chaque fois que je me promène dans un événement étudiant couvert par Voltaic. Et je me dis «ça a valu la peine».

On me demande souvent si je suis satisfait de mes accomplissements. On me demande souvent ce qui attend mon entreprise. On me demande souvent si je suis un ninja avec une double vie. Ma réponse est que je crois que l’important est de bâtir une entreprise qui fait bénéficier la société avant tout. Mon rêve qui est aussi partagé par mon partenaire d’affaires est de bâtir une entreprise qui regroupe des services de média, de photographie et de vidéographie. Je veux maintenir une entreprise qui met de l’avant l’importance du soutien envers la communauté étudiante. Je veux bâtir une entreprise qui va collaborer avec de jeunes professionnels et qui va faire rayonner la beauté de notre jeunesse.

Cependant, pour y arriver, il faut concilier deux emplois à temps plein en même temps qu’une maîtrise. Il faut parfois disparaître de ses cercles d’amis et passer des vacances à travailler. Le café devient officiellement son nouveau bien-aimé. Il faut accepter de se coucher avec son téléphone à ses côtés, de prendre des messages dans la douche. C’est aussi traverser des périodes à voir ses contrats se faire rejeter les uns après les autres. C’est de dormir dans sa voiture entre Sherbrooke et Montréal après avoir formé une recrue lors d’un 5@11 parce que ton corps te dit que tu es épuisé. C’est une suite constante de sacrifices.

Cependant, avec un peu de recul, il est aussi possible de considérer les réussites. C’est la joie de voir que la plupart des universités québécoises peuvent maintenant bénéficier d’un service de photographie professionnelle et abordable. C’est de contribuer à l’économie québécoise et de faire rayonner des jeunes talents. C’est de pouvoir promouvoir le fait qu’une entreprise peut être socialement responsable. C’est de prouver qu’une entreprise dans les médias peut être professionnelle et avoir une excellente éthique de travail.

Que va-t-il se passer dans l’avenir? Tout ce que je sais, c’est qu’on va continuer à évoluer, à offrir de meilleurs services et à grandir. Nous allons continuer à œuvrer pour les étudiants de l’est du Canada et à offrir nos services aux entreprises.

Me voilà de retour dans la salle du Sheraton. J’ai répondu à une question que je me suis posé depuis très longtemps. Il y avait deux ans, j’ai remplacé un photographe en urgence pour un événement à Montréal. Je ne pouvais pas laisser mes clients au dépourvu. J’ai dû conduire tard en soirée, rouler plus de 250 kilomètres dans la neige. C’est lors de cette soirée que j’ai rencontré les étudiants qui constituent aujourd’hui le comité organisateur des JIIQ. Ce soir là, j’ai rencontrés des gens qui sont devenus mes amis. Est-ce que ça a valu la peine de traverser les Laurentides ce soir-là?

Oh que oui.

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Il est passé minuit. Je suis à l’hôtel Sheraton

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