Elles étaient quatorze…

Texte et photos par Hao Yin

Elles étaient quatorze femmes qui voulaient simplement poursuivre une carrière en génie.

Chaque année, le 6 décembre, nous prenons le temps de nous souvenir de cette tragédie qui a non seulement bouleversé le Québec, mais aussi le monde. L’éducation est ce droit sacré ouvert à toutes et à tous. Cependant, il y en a qui ne pensent pas pareil. Il y en a qui croit qu’un sexe doit toujours prédominer sur l’autre.

Dans toutes sphères de notre société, l’homme et la femme doivent avoir l’opportunité de contribuer également, soit dans le domaine de la politique, de la santé, de l’ingénierie… La liste est infiniment longue. Il faut reconnaître que l’homme et la femme sont différents. Au fait, juste en tant qu’individu, nous sommes tous différents et il faut accepter ceci. C’est l’acceptation de cette différence et le partage d’un respect mutuel qui feront de nous une meilleure société.

Aujourd’hui, je suis un ingénieur junior. Comme la plupart de mes confrères et consœurs, je porte fièrement mon anneau de fer martelé. Je le regarde aujourd’hui et je me dis qu’il y a quatorze anneaux qui n’ont jamais trouvé leurs porteuses. Pour arriver à aujourd’hui, c’est deux femmes qui m’ont guidé jusque-là. À la fin du CÉGEP, j’ai été inspiré par ma mère, une ingénieure électrique et logiciel, pour finalement choisir de me lancer en génie électrique. À mon premier stage, à ma première journée, c’était Annie qui m’a pris sous ses ailes pour me montrer le monde professionnel de l’ingénierie. Or, je suis convaincu que j’aurais accompli autant si mes mentors avaient été des hommes. Le sexe d’une personne n’est pas un baromètre à utiliser pour évaluer sa compétence.

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Il y a 27 ans, quatorze futures ingénieures nous avaient quittés. C’est quatorze femmes qui ont décidé de contribuer à l’avancement de notre société en devenant ingénieure. C’est pour cette raison que, à nouveau, je dis non à la violence, non à la discrimination, non à la terreur et oui, oui à l’égalité, oui au droit de s’éduquer et n’oublions jamais le passé.

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