J’ai trouvé l’amour sur Tinder

Texte par Alexandra Rioux, photos par Hao Yin et Pierre Yves Laroche

L’ère de la fréquentation et de la superficialité nous fait perdre confiance en l’amour véritable. Celui de nos grands-parents qui se sont vu vieillir, des familles unies pis des films cute. En 2016, ça semble presque impossible de trouver quelqu’un qui sait ce qu’il veut et qui te le dit. Pis mettons que les sites et applications de rencontre aident pas à mettre sur un piédestal les relations pures.

Back in 2008, j’avais 14 ans pis je mentais à propos de mon âge sur mon profil Do you look good. À mon arrivée à l’université, c’est Tinder qui s’est montré le bout du nez. Concept facile et sommaire. T’es cute, swipe à droite. T’es avec une fille, t’es en chest, t’es parmi 24 autres personnes (et j’en passe), swipe à gauche.

Quand t’as un match, une discussion basic et sans profondeur s’en suit. Tu parles de tes études, de tes passe-temps, de ta ville d’origine, de tes préférences et tes tue-l’amour. Plus souvent qu’autrement, l’intérêt se perd en chemin assez vite merci, pis l’un ou l’autre arrête juste de répondre après un “ok :)”. C’est possible que tu cédules une date dans un restau ou un café. Mais selon mes expériences personnelles et celles de mes amies, ça marche jamais. Y’a quelque chose qui marche pas d’un bord ou d’un autre. Un des deux te donne l’excuse du “je veux pas être en couple, je suis juste curieux”.

Je le sais que vous avez pu d’espoir. Je le sais que c’est difficile de mettre en valeur notre belle personnalité quand t’es jugé juste sur ton look. Pis si t’es sur Tinder, veut, veut pas, toi aussi tu swipes probablement à gauche des maudites belles personnalités.

J’ai pas pris de chance, moi. Je le trouvais cute, pas nécessairement mon style habituel, mais y paraissait pas mal bien. Un beau sourire contagieux, des p’tites rides au coin de ses yeux plein d’étincelles. On a discuté. J’ai pas niaisé avec la balle… Des conversations Tinder ou textos, on se tanne vite. Fait que j’ai proposé une date. C’était un guess que j’prenais. J’avais un bon feeling, je pense. Il m’a fait des tacos, j’en ai mis partout. Il a été honnête sur ses attentes et ses projets, j’ai pas menti non plus. Pis ça coordonnait.

Ça fait qu’aujourd’hui, ça fait 7 mois qu’on est ensemble. Pis j’hais un peu moins Tinder.

 

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