Fête des mères
"Flower basket" par Hfiz Issadeen sous la license CC BY 2.0

M pour maman, M pour merci

Texte par Valérie Morin

8 mai, c’est la fête des Mères. En pensant à ce que je pourrais dire ou offrir à ma maman, je suis tombée sur un site Web qui offre un service de chandail personnalisé et où on présentait tout plein de suggestions de slogans pour souligner les mères. Je n’ai pas acheté de chandail parce que je me suis dit que j’étais capable de bien plus. Mais ensuite, je me suis demandé si tous ces « cossins » étaient vraiment nécessaires?

Sans vouloir tomber dans la facilité, je vais me permettre un léger parallèle avec ce que j’ai lu à la tonne sur les médias sociaux pour la St-Valentin. « C’est juste une fête commerciale! » « Pas besoin de tomber dans le piège de la consommation. » « Pourquoi on a besoin d’une journée pour fêter l’amour? Ce ne devrait pas être tous les jours? » Je repose la question : « pourquoi a-t-on besoin d’une journée pour célébrer nos mamans? » Ce ne devrait pas être tous les jours? Je sais que personnellement, je ne remercie pas assez ma mère d’être là, d’être ce qu’elle est et je parie que vous non plus!

Maman, je t’aime et j’ai envie de te dire merci. Merci d’être là, peu importe l’heure, peu importe l’occasion, que ce soit pour me rappeler de ne pas oublier d’appeler pour prendre un rendez-vous chez le dentiste ou pour me dire de me reposer et de boire beaucoup d’eau. Maman, merci de me brasser quand j’en ai besoin, même si ça ne fait toujours mon affaire; merci de me dire la vérité, même si des fois ça implique qu’on ne voit pas les situations du même œil. Merci pour les petites et les grandes choses. Pour tes pots de sauces à spaghetti qui font que mes fins de session sont moins pesantes, pour les déjeuners au resto à se parler de la vie pis à se dire que même si c’est difficile, c’est beau. Merci pour la confiance que tu me donnes en me parlant, que tu cultives en m’aimant.

Des fois tu me tapes sur les nerfs, j’suis donc contente de vivre ma petite vie de jeune adulte et d’avoir mes choses à moi, pis j’essaie de me convaincre que je ne suis pas juste une grande fille, que je suis une femme. J’essaie de te ressembler. Je me dis qu’on est tellement différente. Je me passe bien de toutes tes mises en garde « surveille ton verre », « barre ta porte », « fais pas confiance trop vite à n’importe qui ». Ça m’énerve quand tu me le répètes, mais je me dis que ces mises en garde sont des marques d’amour et ça, ça m’a appris la prudence, ça m’a appris à réfléchir par moi-même. C’est tout un héritage!

J’pourrais continuer des heures comme ça, mais la fête des Mères, c’est seulement 24 heures, right? Ce texte je te l’offre, maman, mais je l’offre aussi à toutes les mamans de la Terre. On naît fille, puis on devient femme et un jour, tout bascule et on devient mère. Tu donnes la vie, tu fais des sacrifices, tu donnes sans compter, sans espérer le retour du balancier. Tu n’as pas eu de mode d’emploi quand je suis arrivée. Y’a beau avoir des tonnes de livres chez le libraire qui traite de la maternité, il paraît qu’on ne comprend vraiment que lorsque l’on devient mère. Il paraît que le cordon ombilical ne se coupe vraiment jamais. Depuis que je suis partie de la maison, je m’en rends compte : il ne s’est pas coupé, il est plutôt devenu élastique. C’est un cordon longue-distance. Je pourrais peut-être juste te poster une carte ou te faire livrer des fleurs, mais ça n’exprimerait pas vraiment ce que je ressens. Je t’aime et je me rends compte que je n’ai jamais vraiment remercié la vie de t’avoir mise dans la mienne.

Bonne fête des Mères, maman.

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