Qu’on se le dise une fois pour toutes : « Sans oui, c’est non! »

Par Chloé Chagnon

L’université marque pour beaucoup le début d’une étape importante de la vie. On y est souvent plus libre et plus autonome pour la première fois. C’est aussi les partys, l’alcool qui coule à flots, l’exploration sexuelle également pour certains. Malheureusement, ces moments qui sont censés être là pour nous changer les idées et nous faire passer un bon moment n’ont pas toujours une fin heureuse.

On dit que sur les campus américains, ce sont de 15 à 25 % des étudiantes qui seront victimes de violences sexuelles. En tout, on parle d’une femme sur 3 et d’un homme sur 6 qui en seront victimes. Ça fait beaucoup de gens quand on fait un calcul rapide. Trop. C’est pourquoi, le 14 mars dernier, 16 universités et 19 associations étudiantes se sont regroupées afin de lancer une première campagne nationale centrée sur la violence à caractère sexuel : « Sans oui, c’est non! ».

Sans oui, c’est non!

Véronique Grenier, chroniqueuse, et Koriass, rappeur, seront les porte-paroles de cette nouvelle offensive. L’idée est surtout de parler du consentement sexuel à travers différentes activités et conférences sur les campus participants. « Il est impératif de changer les mentalités et les comportements face aux violences sexuelles “Sans oui, c’est non!”, c’est un point de départ pour amorcer un nécessaire changement de culture », a d’ailleurs mentionné Koriass.

Le consentement sexuel, c’est quoi?

Je te propose quelques petites mises en situation pour te montrer de quoi on veut vraiment parler quand on parle de consentement sexuel. Tu verras, c’est assez simple.

  • C’est la fin de session et le gars en face de toi a de la difficulté à tenir debout tellement son taux d’alcoolémie est élevé? Alors non, il n’y a pas consentement.
  • La fille ben cute que tu as ramenée chez toi est maintenant inconsciente sur ton lit? Alors non, il n’y a pas consentement. Même si elle était vraiment turned on quand tu lui susurrais des petits mots cochons à l’oreille dans l’autobus.
  • Tu es en position d’autorité par rapport à la personne avec qui tu vas avoir des relations sexuelles (tu es son professeur, son patron)? Alors non, il n’y a pas consentement.
  • Il faut que tu menaces la fille pour qu’elle veuille bien enlever ses vêtements? Alors non, il n’y a pas consentement.
  • T’étais ben pris dans le feu de l’action et finalement, juste avant le moment crucial où t’allais enlever son chandail, elle dit non? Alors non, il n’y a pas consentement.

Bref, c’est pas compliqué, sans oui, c’est NON!

Source d’image: http://www.harcelementsexuel.ca/

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