Volet Culturel-Voyage en Chine 2014 #4

Bam! Nous sommes déjà à la quatrième entrée! Aujourd’hui, je vais « skipper » le début de mon séjour à Guangxi pour vous faire part de mon expérience gastronomique du jour!

Ceux qui me connaissent bien savent que j’adore la gastronomie. Ma passion est la cuisine française et la nouvelle cuisine. Pétoncles sautées, soufflés au chocolat, tiramisu, surlonge de New York saignant, croissant dont le beurre découle de l’emballage, chocolat au bacon, crème glacée au bacon, lait frappé au bacon, bacon au bacon, j’adore cuisiner et, bien sûr, bouffer.

Lorsque je voyage, je préfère trouver un petit restaurant à capacité limitée en région. Les plats servis sont uniques, typiques de la région et familiales, souvent passés de génération à génération, de mère à fils à fille aux enfants. Ainsi, aujourd’hui, sur notre chemin de retour, on cherchait un endroit pour dîner. Nous avons vu une jeune fille qui nous saluait et nous avons décidé de se garer chez eux, à leur restaurant. Après avoir discuté avec une femme, probablement sa mère, nous avons décidé de rester et manger.

Un petit garçon nous emmena nos verres, mais nous avons conclu de ne pas boire pour une fois. Ma tante trouve drôle que je ne commande pas plus de deux bouteilles de bière par repas. Elle m’expliqua que normalement, dans les régions, commander de la bière veut dire une bonne caisse de douze…La mère et le père nous invitèrent à entrer chez eux pour sélectionner les légumes et les poissons à cuisiner. Oui, tous les aliments, les courges, le canard, les poissons, les laitues et les piments viennent de leur terre. On ne peut pas demander pour avoir des aliments plus frais! Moi, je souriais du coin de ma boucheen pensant à ce que les restaurants de Montréal utilisent. Non, je ne critique pas la fraîcheur de leurs aliments, mais ils ne peuvent pas se comparer à cette famille.

On m’invita à regarder la préparation du canard. Ce dernier n’est pas envoyé à un abattoir, non, il est préparé par un membre de la famille. Ce fut la première fois que je vois un canard se faire préparer devant moi. Je ne peux pas retenir les sentiments de respect que j’ai envers cet animal en particulier. À la fin, tous furent utilisés. Même le sang fut utilisé pour faire une soupe. Je crois fermement qu’il est irrespectueux de gaspiller de la nourriture, surtout lorsque ce dernier vient d’un animal vivant. Ce sentiment est partagé par ma famille et nous avons fini la soupe et les deux plats de canard.

Tous les plats étaient cuits par les membres de la famille. Je peux ressentir les connaissances culinaires de multiples générations s’étaler devant moi. Au fait, j’ai essayé de parler à la plus vielle des femmes de la famille, mais elle ne comprenait pas mon mandarin. Avec l’aide de son petit-fils ou peut-être de son arrière-petit-fils, j’ai  pu prendre une photo d’elle. En voyant ses yeux et son expression, je ne peux pas exprimer le grand respect que j’ai envers elle. Ce n’est pas facile la vie d’une paysanne en Chine avec la chaleur constante et juste de vivre de sa propre terre. Je ne peux pas imaginer combien de fois ses mains ont planté du riz ou retourner de la terre.

J’ai ensuite discuté avec la petite fille à l’entrée. Elle se tient debout sur la route pour saluer des clients potentiels. De nature curieuse, elle me demanda d’où je venais. Donc, je sortis de mon portefeuille ma seule monnaie canadienne, un 10$ avec un train de Via Rail traversant les Rocheuses. Tout de suite, elle reconnue le mot « Canada ». Elle me demanda s’il y avait des gros papillons au Canada aussi. En vain, j’ai essayé de trouver une photo d’un monarque, mais sans connexion Internet, je pouvais seulement lui décrire ces papillons aux ailes noires et oranges. Je lui ai décrit les hivers froids et notre tradition qui est le hockey et elle écouta chaque mot avec émerveillement. Elle me demanda pourquoi les américains sont si grands et, parfois, si gros, et je lui expliquai simplement que le PFK et le McDo sont nos meilleurs amis.

Ensuite, je suis monté sur la colline derrière leur maison. La pente est parsemée de plantes de concombre et d’arbres dont le fruit ressemble à un pamplemousse géant. Les papillons se régalaient sur les fleurs de leurs plants. Au milieu, il y avait une grosse cage de coq, poulet et canard. Ainsi, je me suis dit que ce fut inimaginable que dans 4 jours, je serai de retour à Montréal, dans le trafic avec Paul Arcand.

Nous avons attaqué le repas avec force, canard cuit dans de la sauce, soupe de sang de canard où on y retrouvait aussi son foie (yes foie gras!) et son cœur, petits poissons des lacs frits avec piments, des courges amères avec du porc et du salade de montagne. Après avoir fini le repas, je ne sentais non comme un client, mais un invité de la famille. Je n’ai pas aussi bien mangé depuis très très longtemps.

Avant de partir, j’ai remis le 10$ que j’avais à la petite fille. Je lui ai dit qu’il est très important de continuer ses études et qu’un jour, ça sera à son tour de visiter le Canada et le Québec.

Le monde est très grand. Après aujourd’hui, je sens que mon aventure ne fait que commencer et que 3 semaines de vacances chaque année n’est vraiment pas assez, mais il faut en profiter au maximum de voir cette Terre entière et toutes les cultures pour comprendre et apprendre leurs savoir-faire et traditions.

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